Les sommaires dans les présentations ne devraient pas exister

J’ai raté ma présentation.

Voilà c’est dit.

En UX Research, une partie du travail consiste à présenter les insights (désolé il faut utiliser le terme en anglais pour faire professionnel).

Bref, je me suis foiré dans ma présentation.

En grande partie parce que je suis un bien piètre communicant, certes. Ce malgré bon nombre de TED visionnés grâce auxquels j’ai appris qu’un bon talk c’est :

  • apprendre de nouvelles choses au public. Notre cerveau cerveau relâche de la dopamine qui génère un certain plaisir de découverte.

  • créer un moment surprenant.

  • être amusant.

  • ne pas être trop long pour garder l’attention.

Mais moi j’ai un truc en tête…

je ne veux pas faire de sommaire !

Malheureusement, pour faire une présentation dite pro, ça semble obligatoire.

On nous dit de :

  • montrer des nombres, des graphes pour illustrer ces ***** insights.

  • ne pas mettre trop de texte pour empêcher l’audience de passer de se concentrer sur les slides.

  • garder un eye contact avec des personnes dans l’audience (ou pas directement les yeux mais au même niveau).

  • parler doucement (difficile quand on est nerveux comme moi).

  • faire des pauses (pour montrer la confiance).

  • faire attention au langage du corps.

Et enfin le conseil qui m’intéresse : raconter une histoire. C’est-à-dire avec un début, un milieu et une fin. Montrer la progression au fur et à mesure.

Cela dit, si on raconte une histoire, on ne doit pas spoiler la fin ou du moins le déroulement. Or c’est le rôle du sommaire nom d’une pipe !

A mon avis, pour faire une prez’ pro sans sommaire, il faut commencer par un angle d’attaque pertinent, compréhensible et original :

  • prendre une position inatendue (Exemple : Rejoignez-moi pour le repas !)

  • poser une question (Faut-il utiliser les données quantitatives ?)

  • utiliser la curiosité (Les tips à utiliser en interview)

  • la négativité (Les feedbacks qui vont perdre du temps)

  • les chiffres (Les 10 meilleurs questions à poser)

Une histoire c’est quoi ?

Je lisais dans le livre de Seth Godin :

Si l'histoire n'a pas ces dix points, remettez-vous au travail et créez une meilleure histoire, plus authentique et plus efficace :

  • Nous connecte à notre objectif et à notre vision.

  • Nous permet de célébrer nos points forts parce qu'elle nous rappelle comment nous sommes arrivés là où nous en sommes.

  • Approfondit notre compréhension de la valeur unique que nous apportons et nous différencie sur le marché.

  • Réaffirme nos valeurs fondamentales.

  • Nous aide à garder le cap et à prendre des décisions basées sur nos valeurs.

  • Nous encourage à répondre aux clients plutôt qu'à réagir au marché.

  • Attire les clients qui veulent soutenir des entreprises qui reflètent ou représentent leurs valeurs.

  • Crée une fidélité à la marque et donne aux clients une histoire à raconter.

  • Attire le type d'employés que nous souhaitons avoir, ceux qui partagent notre vision.

  • Nous aide à rester motivés et à poursuivre une activité dont nous sommes fiers.

Plus terre à terre :

  • Pour maximiser l'impact : capter l'attention, susciter des émotions puis laisser un message mémorable

  • Fil conducteur de 15 mots max et précis (permet de donner des exemples concrets.

  • Les idées spécifiques doivent avoir des impacts généraux (parce que permet à l'audience de s'identifier)

  • Spécifique au général (histoire personnelles => anecdote révélatrice => conclusion générale).

  • Équilibrer informations et émotions

  • Jeter ce qui est beau mais sans intérêt, sans lien avec le fil conducteur

  • Faire voyager l'audience

Concrétement, il suffurait d’utiliser le monomythe :

Ou le modèle AIDA :

  • A - Attention (Awareness) :  capter l’attention

  • I - Intérêt (Interest) : titiller son intérêt 

  • D - Désir (Desire)  : stimuler son désir 

  • A - Action : inviter à agir

Mais réussir à raconter une histoire requiert des compétences. C’est pas donné à tout le monde. Voilà pourquoi on ne peut pas juste supprimer le sommaire et utiliser un arc narratif. Présenter une histoire requiert des compétences certaines.

J’y crois parce qu’on ne se souvient pas des arguments logiques s'ils ne sont pas accompagnés d'émotion.

La plupart des gens peuvent être convaincus par la logique, mais cela ne les motive pas toujours. Et s'ils ne sont pas motivés, ils oublieront rapidement l'argument et passeront à autre chose.