Qu'est-ce qu'il y a dans le coeur d'Amazon ??

Amazon par-ci, Amazon par-là.

Et si Amazon n'existait pas ?

Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour réaliser que si un tel scénario arrivait :

  • Bezos aurait (certainement) moins d'argent.

  • les salariés d’Amazon seraient au chômage (ce qui, d’après les bruits qui courent, ne serait pas totalement une mauvaise choses).

  • mais en même temps, sans Amazon, ses salariés n’auraient pas été embauché.

Tout fini bien in fine.

Cela dit Amazon existe. Le géant amerlock existe parce qu’il sait un truc qu’on ne sait pas.

Qu'est-ce qu'Amazon sait qu'on ignore ?

D’après mes recherches, j’ai constaté que

  • le site est moche (rien d’extravaguant jusque là).

  • nous sommes fainéants parce que la fonctionnalité 1-click fonctionne à merveille.

  • ils mettent le client au coeur du schmilblick.

Mon petit doigt me dit que ce dernier point est intéressant. Pourquoi être obsédé par le coeur du client ? Pourquoi pas son cerveau ou son oreille ?

En fait, j’ai découvert en regardant la conférence TED de Scott qu'Amazon nourrit notre besoin primaire d'insatisfaction. Et sans Amazon on devrait combler ce manque autrement.

Notre besoin primaire d'insatisfaction… quésaco ?

Si j’ai bien compris ce que j’ai lu, nous avons cette tendance à être insatisfait. À nous plaindre et rejeter la faute sur autrui parce que ça nous protège. C’est blessant pour note égo de savoir qu’on a fauté, c’est bien plus simple de dire qu’on n’a pas eu de chance.

Bref, Amazon se sert d’une faiblesse psychologique et ils ne sont pas les seuls.

Dieu, amour, consommation et sexe

Scotty, dans sa conférence, va plus loin en affirmant que toutes les grandes boîtes s’adressent à un organe : cerveau, estomac, coeur, parties intimes, etc.

Amazon est notre intestin de consommation, pour reprendre son expression. On est bien plus à l’aise avec beaucoup trop que pas assez. En cause nos instincts primitifs. Notre cerveau a été façonné de sorte à survivre. Ne pas avoir assez pour survivre est dangereux. On achète toujours plus non pas parce que c’est Amazon ou pour la bonne affaire mais parce qu’on est insatisfait. Une fois l’achat effectué, notre tendance naturelle à être insatisfait de ce qu’on a nous pousse à recommencer.

Ainsi, la promesse d’Amazon repose sur une équation relativement simple : plus pour moins cher.

Apple permet-il pas d’envoyer un signal révélant un certain statut social. Donc probablement une bonne proie pour sa progéniture en vue de s’accoupler ?

Facebook ne nous permet pas d’être aimé et surtout de remplir notre estime ?

Google ne nous permet pas de progresser, du moins d’apporter des réponses à nos questions ?

Ni plus ni moins.

Ni Dieu ni Maître ?

Source : https://www.ted.com/talks/scott_galloway_how_amazon_apple_facebook_and_google_manipulate_our_emotions/transcript